• On a imposé, contre l'expérience des instituteurs,
de nouvelles méthodes pédagogiques, fondées sur la « construction du savoir
par l’élève », qui interdisent tout enseignement explicite, structuré
et progressif.
• On a dramatiquement baissé le niveau des exigences. Ainsi, au
lieu de décider du passage ou non d’un élève dans la classe supérieure
en fonction de son intérêt bien compris et de ses capacités à suivre,
on pratique une politique de « flux ».
Les conséquences à long terme sont très graves :
• Le déficit des connaissances fondamentales entrave lourdement
la capacité à former sa pensée et à raisonner. Attention, effort intellectuel,
mémoire sont affaiblis par manque d’exercice.
• Les bases n’étant plus acquises, le travail des professeurs du
secondaire devient de plus en plus difficile, voire impossible. Cette
dégradation a gagné les universités, les classes préparatoires et les
grandes Ecoles qui s’alarment elles aussi de la chute du niveau de connaissance
et de maturité intellectuelle.
Pour SURMONTER CETTE CRISE, il faut réaffirmer que
la mission première de l'Ecole est l'instruction, la transmission des
connaissances et l’apprentissage du raisonnement. Pour le traduire dans
les faits, il faut :
EN PRIORITÉ, CONCEVOIR DE NOUVEAUX PROGRAMMES
pour l’Ecole primaire : courts, explicites, compréhensibles par tous,
ils devront fixer la liste des connaissances à enseigner obligatoirement,
selon une progression régulière et méthodique. En français, mathématiques,
histoire, géographie et leçons de choses, cette liste ne saurait être
inférieure, par ses exigences et les horaires prévus, aux ambitions des
fondateurs de l’Instruction publique.
L’inquiétude des Grandes Ecoles :
Alain MARUANI, Professeur à Télécom Paris, animateur du groupe de
réflexion sur les mathématiques (concours Mines-Ponts) : « Le niveau
d’entrée des candidats ne cesse de décliner, les écarts de niveaux
ne cessent de se creuser. Même corrigés du phénomène immémorial de
doléance sur le déclin des jeunes générations, ces signaux sont, par
leur persistance et leur force, inquiétants. » (Les Echos, 31/01/06)
Un colloque s’est tenu sur la question à l’ENST le 10 mai 2005, organisé
par les Ecoles du Concours Commun Mines-Ponts. La conclusion est très
nette : le niveau en mathématiques baisse rapidement depuis une quinzaine
d’années.
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